D’hier…

Dans les années 1900, les TABURET d’ANJOU de La GARENNE, richissime famille originaire des Fougères, quittèrent Biarritz pour s’installer à Anglet. Leur résidence biarrotte « La tourelle » et ses dépendances furent données à l’Évêché de Bayonne pour loger des prêtres et abriter des activités d’ordre éducatif.
C’est ainsi qu’en octobre 1910, au 2 avenue Lahouze l’Institution St Louis de Gonzague (annexe de l’établissement portant le même nom à Bayonne), ouvrit ses portes à Biarritz.

Des prêtes dépendants de l’évêque dirigeaient cet établissement secondaire de garçons. Avec trois enseignants, les débuts de celui-ci furent modestes :

  • une classe de primaire,
  • une classe de 6ème,
  • et une classe de 5ème.

L’établissement est l’objet d’un grand succès qui encouragea les responsables à donner plusEnseignants école St-Louis de Gonzague en 1930 d’essor à cette annexe. La rentrée 1911 se fit donc avec l’adjonction d’une classe supplémentaire de primaire et d’une classe de 4ème.La direction sera assurée par la même personne jusqu’en juillet 1932.

A partir de l’année suivante, après des remaniements du corps enseignant et la suppression d’une classe de primaire, l’Institution prendra son rythme de croisière.

Comme tous les établissements privés catholiques de l’époque, le caractère religieux y était très fortement marqué. « Une longue prière prière en rentrant en classe, le matin, une « petite » après la récréation et l’angelus à midi rythmaient la journée d’un élève à St Louis de Gonzague.

En 1942, l’établissement perd son caractère d’annexe de St-Louis de Gonzague de Bayonne. In devient un collège à part entière. Il est vrai qu’en cette période de guerre, Biarritz voit affluer un nombre grandissant d’enfants réfugiés qui viennent gonfler les effectifs. A tel point que l’école est obligée d’ouvrir une annexe dans une rue voisine à la villa « Villoula », annexe qui sera bombardée en 1944.

En 1961, l’établissement demande à passer avec l’Etat un « contrat simple » (loi Debré de 1959 qui prévoit le paiement par l’Etat des enseignants et les charges sociales correspondantes).

En 1968, St-Louis de Gonzague est à son apogée. Pourtant une loi permettant la mixité va bouleverser son existence.
Le collège secondaire de filles St Dominique, situé dans la même ville et dirigé par les sœurs dominicaines a, lui, de gros problèmes d’effectifs. Les autorités ecclésiastiques décidèrent la fusion des deux établissements.

…vers l’école d’aujourd’hui

En 1971, c’est au tour de St Louis d’avoir besoin d’aide. Avec 50 élèves , une classe est menacée d’être fermée. Grâce à la possibilité de mixité, une petite école de filles dirigées par les religieuses Servantes de Marie quittèrent des locaux étroits situés deux rues plus haut pour venir en quelque sorte « annexer » leur voisine. En l’espace de deux ans, il n’y a plus rien de l’Institution d’hier :

  • plus de prêtres habitant la maison.
  • Plus de pensionnat.
  • Plus de collège.
  • Que des femmes enseignantes.
  • Plus d’identité bourgeoise.

Elle devient très vite de par la volonté de ses gestionnaires Ecole Mixte St-Louis de Gonzague et école paroissiale. L’OGEC (organisme de gestion de l’enseignement catholique) prend véritablement son rôle au sérieux.

En 1981, à la veille des élections présidentielles, l’école demande par mesure de sécurité, comme d’ailleurs presque tous les établissements primaires privés du Pays Basque et de France, le « contrat d’association » qui renforce les liens avec l’état et donne obligation aux communes de pourvoir aux besoins pédagogiques des écoles privées qui de leur côté doivent se conformer aux règles générales de l’Enseignement public et se soumettre au contrôle financier et pédagogique de l’administration.

Enfin de nos jours, l’école St Louis de Gonzague regroupe deux classes de maternelle et trois classes d’élémentaires, correspondant à environ 130 enfants. Depuis la rentrée 2015, l’école bénéficie également de la présence d’un maître E qui aide à l’accompagnement des besoins éducatifs des élèves dans les apprentissages et facilite l’accueil des enfants porteurs de handicap.

A la rentrée 2017, l’école voit ses locaux se rénover afin d’offrir un meilleur confort d’apprentissage aux élèves tout en gardant son identité passée.